Skip to content

Llanto de colores / Des pleurs en couleurs

17 mars 2012

La presencia de « Beatriz González, ¿Por qué llora si ya reí?« , la película más reciente de Diego García-Moreno en el festival del film sobre arte de Montreal, es un evento importante para el documental colombiano y para la comunidad colombiana en la ciudad.

En un contexto en el que el cine se dedica a hablar de arte, este « retrato del retrato » multiplica las posibilidades del género, explorando su dimensión política en el desafortunado contexto colombiano. El realizador continúa  su reflexión metafórica del conflicto  de la mano de la pintora Beatriz González para hacer un recorrido histórico y visual, exponiendo su obra como un glosario iconográfico popular, que es a la vez memoria y proyección de las propias reflexiones del autor. El relato se va hilando con un acompañamiento discreto del desarrollo de la osada obra de González « Auras anónimas » en el cementerio central de Bogotá, una serigrafía monumental que para ella « sella el aura » aun presente en las tumbas vacías. Esto que él llama monólogo a tres voces, forma una especie de trenza, entre  la fuerza de este proyecto actual, la impresionante producción artística de Beatriz González y la voz tácita del realizador, que enlaza y vuelve más evidente el poder crítico del arte.

Este proyecto de Diego es un nuevo acercamiento a la historia colombiana, a nuestra forma de asumir nuestros tropiezos desde la indiferencia, esta vez desde el ritmo sereno de una mujer madura, artista aguda, en el que una nueva lección audiovisual se construye.

La cercanía del documentalista con su personaje, así como su exploración formal sin pretensiones, generan un tono sincero y liviano para abordar la violencia, « El » tema recurrente e inevitable del documental colombiano, llegando por momentos a convertirse en un real encuentro con la conciencia colombiana: « Antes nos reíamos de todo esto, ahora es imposible seguir riéndonos ».

Domingo 18 de marzo 15h30
Sala BWR 59 Museo de arte contemporáneo de Montréal

La présence du plus récent film de Diego García-Moreno « Beatriz Gonzalez : pourquoi pleurez vous ? » au Festival des films sur l’art de Montréal est un évênement important pour le documentaire colombien et pour la communauté du pays dans la ville. Dans un contexte dans lequel le cinéma est dédié à parler sur l’art, ce « portrait du portrait » multiplie les possibilités du genre et explore sa dimension politique dans le contexte du conflit colombien. Le réalisateur continue sa réflexion métaphorique sur celui-ci à l’aide de l’artiste peintre Beatriz González, guide d’un parcours historique et visuel, dans lequel il expose son oeuvre comme glossaire iconographique populaire, à la fois mémoire et projection des pensées de l’auteur. Le fil directeur est l’accompagnement observateur du développement de la courageuse oeuvre de l’artiste « Auras anonymes ». Il s’agit d’une sérigraphie de dimensions monumentales au cimetière central de Bogotá qui pour elle « scelle l’aura » de la mémoria encore présente dans les tombeaux vides. Ainsi se déroule un récit que le réalisateur appelle « monologue à trois voix », formant une espèce de tresse qui part de la force du projet en développement, parcourt l’impressionnante production artistique de Beatriz González et se laisse articuler par les liens établis dans la construction narrative.

Ce film est un nouvelle tentative, une approche mise à jour de l’histoire de la violence colombienne, de notre façon d’assumer les chevauchements dans l’indifférence, cette fois dans le rythme serein d’une femme mature, une artiste aigüe, une nouvelle leçon audiovisuelle est construite.

La proximité du documentariste avec son personnage, ainsi que son exploration formelle sans prétentions, font place à un ton sincère et léger pour aborder Le sujet incontournable du documentaire colombien, en arrivant souvent à devenir une rencontre avec la conscience colombienne : « Avant nous riions de tout cela, aujourd’hui c’est impossible d’en rire. »

Dimanche 18 mars 15h30
Salle BWR 59 Musé d’art contemporain Montréal

One Comment leave one →
  1. 19 mars 2012 18 h 25 min

    LLanto de colores, pinceladas con lágrimas, « cosas muy tristes con colores muy bonitos ». La gama de la vida en la obra de Beatriz es una voz de alerta para un país multicolor que a pesar del gran solazo, de la diversidad natural, de la multiplicidad de culturas, tiende a oscurecerse por la codicia humana.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :