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La ola audio_visual / la vague audio_visuelle

5 avril 2012

(sigue en español)

Mooon avait déjà surpris avec ses  Concerts à emporter dans sa capacité de tourner des séquences musicales avec du son direct et y capturer  la force de chansons comme dans un vidéo-clip vivant, une série micro-documentaire sur l’interpétation musicale. Ce style est inscrit et imprimé dans les sessions de La blogothèque tournées avec les montréalais Misteur Valaire, Arcade Fire et Patrick Watson. Il réussi pour moi à habiter l’espace visuel dans une danse de la caméra à l’unisson avec les mélodies interpétées et réproduire chez le spectateur une expérience ludique enveloppante.

Vincent Moon part cette fois-ci avec Lulacruza à la recherche de l’esprit musicale colombien, et cela ne peut être que le point de départ de quelque chose d’important. Le ton d’Alejandra, la chanteuse de ce groupe qui collabore dans cette créeation en tant que musicien-guide, peut sembler des fois solennel ou introspectif  au point de ne pas s’ouvrir à une communication complaisante avec le spectateur, qui pourrait s’attendre à une narration plus en premier degré du coloré paysage musicale colombien. Non, elle assume sérieusement son rôle de recherche spirituelle et maintient sa connection avec la nature comme priorité. Et je lui crois.  Le réalisateur, de son côté, maintient son regard flottant et, toujours guidé par la mélodie d’autri, se permet d’élaborer son discours interprétatif en s’éloignant tantôt pour inventer des métaphores sur la violence, tantôt pour laisser la caméra dessiner les passages/payssages qu’il découvre d’un oeuil étranger.

Voilà donc le potentiel de magie de cette rencontre: une complicité féminine radicale avec le rythme chamanique de ce pays mystérieux et un regard dansant à la recherche de la lumière et la couleur. Je ne pourrai franchement dire si la narration d’Alejandra, d’une si belle intention, ne me serait pas en trop dans quelques passages dans lesquels l’univers abordé suffit, ou si j’aurais apprécié dans la narration audiovisuelle un peu plus de cet esprit d’efficacité présent dans la creation musicale (avec un début et une fin) toujours respectant le plan séquence. Mais il  suffit de s’ouvrir, par exemple, au trance de la marimba pour, confirmer qu’il s’agit d’un style narratif sincère et puissant, une certaine reconfiguration du pouvoir audiovisuel déjà présente dans des projets comme Amplificado.

Première Montréal: samedi le 7 avril 2012 21:00 hrs

 Projection jam – Enclave @ casaobscura.org/ présenté para mecanique audiovisuelle – Évênement facebook

Moon ya  había sorprendido con su instinto para grabar en planos secuencia con sonido directo la esencia de interpretaciones musicales en sus Conciertos para llevar. Se trata de una manera de capturar la fuerza de las canciones en una especie de video-clip orgánico, una serie infinita de micro-documentales sobre la interpretación musical, que a su vez el espectador experimenta como si estuviera en el lugar gracias a la interpretación hecha mediante la cámara. Este estilo, con el que realizó sesiones con artistas montrealeses como Misteur Valaire, Arcade Fire y Patrick Watson, logra capturar espacios al ritmo de una interpretación coreográfica que genera una experiencia envolvente para el espectador.

En Esperando el tsunami, Moon parte guiado por una praeja, un grupo musical, en busca del espíritu musical colombiano, y esta premisa no puede ser más que el inicio de algo interesante, algo importante para el audiovisual: la manera como nuestros ritmos pueden influir en una búsqueda estética contemporánea, no sólo ligada a un autor sino a toda una generación sedienta de nuevas maneras de asumirse en el espectro de la creación documental. El tono de Alejandra, la cantante de este grupo que colabora con la creación como música-guía, se presenta solemne o introspectiva, sin abrirse a una comunicación complaciente con el espectador, que podría esperar una narración más elemental del colorido paisaje musical colombiano. No. Ella asume con seriedad su rol en una búsqueda espiritual y mantiene su conexión con la naturaleza como prioridad. Y esto nos convence. El realizador, por su parte, mantiene su mirada flotante, siempre guiado por la melodía « del otro », lo cual le permite elaborar un discurso interpretativo, alejándose de vez en cuando bien sea para crear metáforas que aluden a la violencia o para dejar que la cámara dibuje paseos/paisajes que descubre con una mirada extranjera.

Ahí está el poder mágico de este encuentro: la complicidad femenina radical con un ritmo chamánico de este país misterioso y una mirada que baila buscando la luz y el color. Sinceramente no se si la narración de Alejandra, de tan bella intención, no sobraría en algunos momentos en los que el universo explorado basta, o si terminamos deseando un poco más de esa eficacidad de la creación musical que tiene un principio y un final sin dejar de repetar el plano secuencia. Pero basta con dejarse llevar, por ejemplo, por el trance de la marimba, para confirmar que se trata de un estilo narrativo sincero y  con gran potencial, ciertamente una reconfiguración del poder audiovisual que ya empieza a sentirse en proyectos como Amplificado .

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